Historique

   Au XIXème siècle, dans tout le Sud Est de la France, existait une population bovine blonde. Au nord de cette zone, elle était représentée par la Féméline, puis venait la Bressane, la Haut Bugey, l’Albanaise en Haute-Savoie, la Mézine (veau du Mezenc) en Ardèche et Haute-Loire, et enfin, unique survivante de ce peuplement de jadis, la Villard de Lans.

Son berceau ainsi que son nom viennent de la région des « 4 montagnes », Autrans, Lans en Vercors, Méaudre, Villard de Lans, sur la plateau du Vercors à cheval sur l’Isère et la Drôme.

En Mars 1864 La race Villard de Lans est officiellement reconnue. En 1875, une novatrice station d’élevage est créée par César Bévière et marque le grand départ de cette race. En 1895 elle est présente pour la première fois au concours général agricole de Paris dans la section « Races Diverses » et en 1916 est créée une section spéciale « Race Villard de Lans ». A cette époque on dénombre plus de 15000 Villardes, dont certaines participent à des comices hauts savoyards, notamment à Annecy.

Et puis surviennent les fléaux que sont les guerres mondiales, plus particulièrement la 2ème qui voit les animaux Villards abattus pour nourrir les troupes d’occupation. S’ensuivent les années 50, la mécanisation et la volonté du ministère de l’agriculture de l’époque à ne conserver que quelques « races plus productives » ce qui poussera à la disparition, l’absorption ou la diminution, dans le meilleur des cas, de la plupart des « races locales ». Les survivantes Villardes furent donc supplantées par les tracteurs pour ce qui est de leur force de travail, croisées avec une race blonde du Sud Ouest à l’aptitude bouchère plus affirmée, remplacée par une vache pie rouge de Franche Comté pour la production laitière. En 1967 ne sont recensées que 170 femelles.

Ce n’est qu’en 1977 que se mettent en place les premières actions de conservation de la race grâce à l’INERM (Institut National d’Etudes Rurales et Montagnardes) de Grenoble. Trois taureaux de race pure, Lupin, Pinson, Loulou entrent au centre d’insémination de l’UCEAR de Bel Air.

En 1980 l’ITEB (devenu depuis Institut de l’Elevage), la passion d’une poignée d’éleveurs et l’altruisme de L. Avon, permettent la création d’un fichier racial réunissant 80 femelles.

En 1991, après 75 ans d’absence, les Villardes font leur retour au salon de l’agriculture de Paris.

En 1993 est créée l’Association pour la Sauvegarde de la Race Bovine Villard de Lans

En 2007 358 femelles dont 235 vaches, 27 taureaux d’IA sont comptabilisés.

En 2009, une nouvelle page de l’histoire de la Villard de Lans s’écrit avec son entrée au sein de l’Organisme de Sélection des Races Alpines Réunies, enfin elle va être épaulée pour défendre et mettre au mieux en avant ses capacités et spécificités.

 

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